Récemment s’est tenu le quatrième atelier de réflexion de PROTA, qui avait pour but d’examiner les recommandations issues de l’encyclopédie - cette fois-ci il s’agissait de PROTA 14: Oléagineux -. De l’avis de tous, cet atelier fut un franc succès. Vingt-trois participants ont pris part à l’événement qui s’est déroulé sur trois jours, du 4 au 6 mars 2008 à Entebbe, Ouganda. Ils représentaient des instituts de recherche, des universités, des collectivités publiques, le secteur privé, des ONG et des agriculteurs de treize pays d’Europe et d’Afrique: l’Ethiopie, le Ghana, le Kenya, Madagascar, le Mali, le Malawi, les Pays-Bas, le Niger, la Tanzanie, l’Afrique du Sud, le Royaume-Uni et le Zimbabwe, sans oublier le pays hôte, l’Ouganda.
les participants à l’atelier
Les participants ont souligné les nombreuses qualités économiques et environnementales des plantes oléagineuses d’Afrique tropicale. En effet, les oléagineux couvrent une part non négligeable des besoins alimentaires quotidiens en apportant de l’énergie, des acides gras essentiels et des vitamines. Outre leur importance nutritionnelle, ils servent également dans la fabrication d’aliments pour animaux, de savons, d’huiles d'éclairage, de produits cosmétiques, de médicaments, de peintures et de vernis, et dans l’élaboration du biocarburants. Actuellement, la production d’oléagineux en Afrique tropicale est de 4,1 millions de tonnes, ce qui est loin des 13 millions de tonnes correspondant en environ aux besoins annuels. C'est pourquoi les participants ont réfléchi aux solutions qui permettraient aux petits et aux gros agriculteurs de mettre en œuvre le potentiel qu’offrent les oléagineux pour répondre aux besoins africains.
L’ambition générale de l’atelier fut de traduire les informations contenues dans l’ouvrage PROTA 14: Oléagineux en autant de recommandations sur les technologies candidates, les retards de développement, les sujets de thèse, les lacunes en matière de recherche, les besoins de conservation et les mesures politiques pour chacune des 48 espèces principales traitées dans le livre. Parmi elles, on a recensé les espèces d’oléagineux les plus prometteuses, tant cultivées que sauvages, qui devraient avoir une priorité absolue dans la recherche et le développement. L’atelier fut une tribune efficace qui a permis de partager des expériences et d’étudier les possibilités de collaboration.
Sulemana Issah, de Sunflower Ghana, en train de présenter son exposé
Combler les lacunes en matière de connaissances
L’un des principaux obstacles auxquels se heurtent les producteurs en Afrique est le transfert de technologies et d’innovations adaptées à l’exploitation des oléagineux. Au nombre des technologies candidates qui ont été identifiées au cours de l’atelier et qui permettraient d’augmenter au maximum la productivité des oléagineux en Afrique figurent l’utilisation des pratiques agronomiques préconisées et le recours à des cultivars améliorés, la transformation et la valeur ajoutée, le respect de bonnes méthodes agricoles, la diversification, l’accès à du matériel végétal de bonne qualité et aux marchés, l’encouragement de la production de biocarburants axée sur des huiles non comestibles et enfin le renforcement des services de vulgarisation agricole.
Les participants à l’atelier ont découvert des secteurs importants dans lesquels les chercheurs pourraient élargir le potentiel des cultures oléagineuses en Afrique. Les besoins en matière de recherche comprennent des études ethnobotaniques et taxinomiques, des essais de domestication et de germination, de l’amélioration génétique, des analyses comparatives des coûts et des avantages, des technologies de traitement après récolte et d’extraction. La conservation ex situ et in situ a été mise au premier plan pour la plupart des espèces. Parmi les mesures politiques recommandées, citons l’aide à la recherche pour le développement, l’assistance aux échanges de ressources génétiques, l’assouplissement des règles du marché et la nécessité d’une action en faveur des biocarburants.
Geoffrey Mkamilo, l’un des éditeurs du volume PROTA 14, soulève un point
D’autres informations sont à venir
Nous ne tarderons pas à publier ces informations accompagnées d’autres conclusions et recommandations issues de l’atelier dans la série “PROTA recommande …”. L’ouvrage sera distribué à tous nos utilisateurs cibles qui s’occupent d’oléagineux en Afrique tropicale, ce qui n’est qu’une première étape vers la mise à disposition des utilisateurs d’oléagineux en Afrique des informations contenues dans l’encyclopédie PROTA.
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