Les 120 participants de l’atelier ont été accueillis par leur hôte, le Dr Dennis Garrity, directeur général du Centre mondial pour l’agroforesterie (ICRAF), qui a souligné les traits communs des missions de l’ICRAF et de PROTA concernant l’exploitation durable des ressources végétales africaines.
Le Président du Conseil d’administration de PROTA, le Prof. Martin Kropff, a présenté les publications de PROTA au cours de la première phase opérationnelle et a officiellement lancé PROTA 14: Oléagineux, livre juste paru.
Il a indiqué que “….. l’Afrique a avant tout besoin d’accomplir sa propre révolution verte pour bannir la faim et la malnutrition et atteindre à la sécurité alimentaire. On sent bien par ailleurs que l’Afrique pourrait trouver sa place dans une économie fondée sur la biologie, avec des cultures à haute valeur ajoutée et des cultures spéciales. Un programme de révolution verte centré sur un nombre restreint de cultures vivrières comporte le danger d’une marginalisation d’autres espèces utiles de la biodiversité, et c’est exactement dans cette catégorie que les plantes spéciales africaines pourraient être trouvées. Le travail de PROTA aidera à atténuer les effets secondaires négatifs d’un programme de révolution verte …..”
Lors de son discours d’introduction, le Dr Sloans Chimatiro (Secrétariat du NEPAD) faisait remarquer :
“….. la nécessité d’améliorer l’accès aux données multisectorielles sur les ressources végétales est essentielle si les experts agricoles en Afrique définissent des programmes de gestion durable des écosystèmes capables de renforcer le développement rural et agricole. Le NEPAD se réjouit du travail accompli par PROTA et approuve totalement cette initiative qui a la capacité d’ajouter de la valeur aux programmes continentaux et régionaux en cours en renforçant le rôle de la science, de la technologie et des innovations dans le domaine de la productivité agricole .....”
“…. Tandis que PROTA s’apprête à passer à la deuxième phase opérationnelle, le NEPAD lance un appel à PROTA pour qu’il entreprenne les actions suivantes :
- qu’il harmonise ses stratégies avec les initiatives menées aux niveaux régional et national à l’aide des cadres d’action définis par le CAADP (Programme intégré pour le développement de l’agriculture en Afrique) et le FARA (Forum de la recherche agronomique en Afrique).
- qu’il s’appuie sur l’actuelle base de données PROTA comme point de référence pour guider les scientifiques africains vers les domaines d’information à combler et ceux qui nécessitent davantage de recherche pour créer de nouvelles connaissances.
- qu’il accorde une attention particulière au manque de chercheurs et qu’il renforce leur nombre dans les institutions régionales et nationales afin d’aider le continent [africain] à accélérer la mise en œuvre du CAADP.
Le Dr Kyetere, président du FARA, a confirmé que la documentation très pointue de PROTA, tant sur les cultures vivrières traditionnelles que modernes, représentait une contribution importante dans la lutte contre la faim et la réalisation d’une sécurité alimentaire, mais il s’est aussi félicité que PROTA ait prévu de traiter d’autres groupes d’usage au potentiel économique largement inexploité, comme par exemple les plantes ornementales (PROTA 4).
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